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Vigie médicaments: Coup d’œil aux nouvelles molécules et nouvelles tendances

Vigie médicaments : Coup d’œil aux nouvelles molécules et nouvelles tendances

Octobre 2019 – Le coût croissant des médicaments constitue une préoccupation constante pour la Société qui veille à ce que le système de mutualisation continue de protéger la viabilité des régimes en cas de réclamations majeures.

La Société a mis en place depuis 2011 une vigie relative aux nouveaux médicaments et aux coûts liés à leur consommation. Cet outil lui permet d’anticiper la hauteur du risque financier auquel seront exposés les régimes assurés et non assurés. La Société s’appuie sur les renseignements issus de la vigie pour réviser les seuils et facteurs annuels du système de mutualisation en fonction des besoins du marché.

La Société exerce également une veille pour les médicaments refusés par l’INESSS. Bien que ces médicaments soient refusés lorsqu’ils ne satisfont pas aux critères de valeur thérapeutique de l’institut, ces médicaments se retrouvent parfois admissibles sous la catégorie patient d’exception et peuvent également être remboursés par les régimes privés.

La vigie porte principalement sur les nouveaux médicaments onéreux pouvant être approuvés et prescrits dans la lutte contre le cancer, les maladies rares (génétiques) et autres conditions.

 

Médicaments en vigie

La Société maintient une vigie des médicaments dont le coût annuel estimé est supérieur à        45 000 $ et qui pourraient avoir un lourd impact sur les régimes privés. Parmi ceux-ci, en 2018 58 nouveaux médicaments ont été analysés dont 32 pour le cancer, 18 pour les maladies rares, 1 pour l’Hépatite C et 7 pour d’autres maladies.

Une attention particulière est portée aux nouveaux médicaments pour maladies rares (génétiques) souvent très onéreux et pouvant affecter plus d’un membre d’une même famille, faisant ainsi gonfler le coût par certificat d’un assuré.

La Société a suivi également 25 médicaments dont les prix sont estimés être entre 15 000$ et 45 000$.

 

Tendance 2020

Basé sur l’information obtenue, on observe une stabilité au cours des deux dernières années des facteurs d’inflation pour les médicaments mis en commun de moins de 200 000 $.

Pour les prochaines années, la baisse de coût des génériques, l’utilisation des bio-similaires, la diminution du coût des traitements associés à l’hépatite C et les nouvelles règlementations du CEPMB (Conseil d’examen des prix des médicaments brevetés) auront un impact à la baisse sur les facteurs d’inflation. Par contre l’accélération par l’INESSS de l’étude des nouvelles molécules et l’augmentation importante anticipée dans le nombre de nouveaux médicaments qui seront mis en marché au cours des prochaines années auront un impact à la hausse.

Parmi les nouveaux médicaments onéreux qui sont les plus susceptibles d’avoir un impact sur la mutualisation, notons le Crysvita, le Vitrakvi, le Vizimpro, le Radicava et le Translarna.

S’il voit le jour, le projet du gouvernement canadien pour un régime national d’assurance-médicaments pourrait également avoir un impact à plus long terme.

 

Vigie par sondage

À chaque année, dans le cadre de la consultation annuelle, la Société effectue un sondage auprès de ses participants sur les médicaments remboursés dont la valeur est supérieure à 200 000$.

Cet exercice a notamment pour but de valider les informations obtenues de la vigie pharmaceutique mais sert également à déceler toute nouvelle pratique non identifiée par la vigie.

Cette vigie par sondage sert à identifier entre autres des modifications aux programmes gouvernementaux ou des transferts de traitements d’hôpitaux vers les cliniques privées. Elle a notamment révélé le remboursement par le secteur privé du Cerdelga (maladie de Gaucher) et du Galafold (maladie de Fabry), ces deux molécules étaient jusqu’à maintenant distribuées gratuitement via un programme gouvernemental. Il a également révélé que le remboursement par le secteur privé du Spinraza, un médicament d’exception, inscrit sur la liste des médicaments –Établissements normalement donné sous anesthésie en milieu hospitalier, et donné sous anesthésie aurait été administré en clinique privée. Ces nouvelles tendances feront l’objet d’un suivi particulier car elles peuvent avoir un impact significatif sur le volume des réclamations mises en commun.

Les résultats du sondage indiquent que :

  • Le SOLIRIS est le médicament le plus mutualisé en ce moment, représentant à lui seul plus de 10% de la mutualisation.
  • Le VIMIZIM est le médicament le plus onéreux mutualisé en ce moment. La réclamation la plus élevée étant de l’ordre de 1,9M$.
  • L’ORKAMBI est le médicament onéreux connaissant la plus grande croissance en ce moment. Lors du sondage de 2017 on avait rapporté 7 réclamations pour un total remboursé de 1,9 $ millions et le sondage 2019 indique 22 réclamations pour un total de 6,1 $ millions. .
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